Category: Actualité

IMG_2190

BioBlitz à Comines-Warneton !

Le Contrat de Rivière Escaut-Lys, en collaboration avec la section Lys Nature des CNB, organise les 7 et 8 juin 2024 un inventaire de type BioBlitz sur le Vieux Canal Ypres-Comines (Site Natura 2000).

L’idée est de rassembler sur le terrain un maximum de naturalistes, spécialisés dans différents groupes, et d’inventorier un maximum d’espèces du vendredi 7 juin à 8h du matin jusqu’au samedi 8 juin à 17h.

Les repas seront fournis et un logement sur place est envisageable pour les prospecteurs nocturnes. Le tout se clôturera par le verre de l’amitié.

Plus d’information auprès d’Edwige Colin : ecolin@crescautlys.be ou 0471 62 75 05

Intéressé(e) ? Complétez le formulaire d’inscription ci-dessous.

Nouveau bâtiment Contrat de Rivière 2024

Déménagement !

La cellule de coordination du Contrat de Rivière Escaut-Lys a déménagé ! Nos bureaux se trouvent désormais à la Rue Cheny 3A à 7536 – VAULX 

Nouveau bâtiment Contrat de Rivière 2024

Attention, nous n’avons plus de ligne de téléphone fixe ! Notre numéro général est désormais : 0032 471 51 23 86

castor

Le retour du Castor chez nous !

Qui est le castor ?

Le castor européen (Castor Fiber) est le plus grand rongeur d’Europe, c’est un mammifère semi-aquatique qui est parfaitement adapté à la vie dans l’eau : il a une large queue plate et écailleuse et les pattes arrière palmées.

Il a bien compris l’adage « pour vivre heureux, vivons cachés » et il fait en général des huttes dont l’entrée se fait sous l’eau, mais il peut également creuser des terriers dans les berges.

C’est donc un gros rongeur, à taille adulte il fait en moyenne de 110 à 120cm de long et il pèse entre 18 et 30kg. Un beau bébé donc. C’est un animal principalement nocturne, qui dispose d’une très bonne ouïe et d’un très bon odorat, mais pas d’une très bonne vue. Il a une fourrure épaisse de couleur souvent brune et très dense. Il est un peu pataud sur terre, mais dans l’eau il est dans son élément grâce à ses pattes arrière palmées et sa queue qui lui sert de propulseur et de gouvernail. Habituellement, il peut plonger sous l’eau pendant 2 à 5 minutes, mais en cas de danger ou d’urgence il est capable de diminuer son rythme cardiaque pour rester immergé jusqu’à 15 minutes !

On peut éventuellement le confondre avec d’autres espèces comme le rat musqué ou le ragondin. Le critère le plus déterminant est la queue. Celle du ragondin et du rat musqué est en longueur, comme une saucisse, alors que celle du castor est vraiment aplatie.

Le castor est historiquement présent en Europe. Il a été chassé de manière intensive pour sa viande et ses sécrétions jusqu’à disparaitre complètement de nos contrées au 19e siècle.

À la fin du 20e siècle, il y a une trentaine d’années, des réintroductions ont eu lieu en Allemagne et des individus ont passé la frontière pour venir s’établir en Belgique. Ensuite, des réintroductions clandestines ont également eu lieu en Belgique. Ces actes, illégaux, ont fait l’objet d’une condamnation, mais ils ont permis aux castors de bien se réimplanter sur différents bassins versants en Wallonie, principalement en Ardenne et dans les Hautes Fagnes.

Aujourd’hui, les zones de prédilection du castor étant à saturation, ce dernier cherche à coloniser de nouveaux territoires, et c’est par chez nous qu’il arrive, les bassins de la Dendre, de la Haine et de l’Escaut-Lys.

En quoi est-ce un animal intéressant ?

Le castor est historiquement présent en Wallonie. De ce fait, il fait partie intégrante de la faune wallonne. En ces temps de dérèglement climatique, d’inondation, de sècheresse, d’urbanisation, d’invasion d’espèces exotiques, tout cela mettant à mal la biodiversité, on peut se réjouir du retour d’une espèce aussi emblématique dans nos contrées.

Il a un impact sur son environnement, principalement lorsqu’il construit des barrages, ce qu’il ne fait pas systématiquement comme nous le verrons plus loin. Il constitue cependant un très bon allié de la biodiversité et des cours d’eau : il recrée des plans d’eau et des zones humides, contrôle le reboisement naturel, crée des zones de stockage d’eau, il a un impact sur la qualité de l’eau, les poissons, les invertébrés, etc.  

Une espèce protégée

Le castor bénéficie d’un haut statut de protection. La directive européenne portant sur la protection des habitats et des espèces d’intérêt communautaire (Natura 2000) impose une protection stricte du castor. En Wallonie, il est  donc interdit de capturer, tuer ou perturber intentionnellement des castors, de détruire ses sites de reproduction ou ses habitats naturels, de détenir, transporter, vendre ou acheter des individus. En cas de problème il faut contacter les agents du DNF Direction de la Nature et de la Forêt qui sont les seules habilités pour intervenir.

En quoi est-il considéré comme nuisible ?

La cohabitation avec le castor peut faire peur pour différentes raisons.

La première est la lutte contre les inondations. En effet, comme le castor peut créer des barrages pour remonter le niveau d’eau, des habitations, des bâtiments ou des voiries peuvent être inondés bien qu’ils choisissent généralement des zones loin des activités humaines.

Deuxièmement, la crainte de dégâts aux cultures, notamment les abattages d’arbres.

Enfin, le troisième motif est la détérioration des digues des cours d’eau, canaux ou étangs.

Quels sont les risques chez nous ?

Sur les territoires de nos Contrats de rivière, les risques sont limités. En effet, les plans d’eau, étangs et zones humides sont assez nombreux. Au vu des premiers individus qui se sont installés, il apparait que le castor va préférer les étangs et les plans d’eau aux rivières. Il fera son nid plutôt dans les berges, réutilisant peut-être des terriers de rats musqués. Ainsi, aucun barrage sur des cours d’eau et aucune hutte n’ont encore été signalés. Le risque d’inondation est donc assez faible en l’état actuel.

On pourrait croire que le castor crée une problématique au niveau de la stabilité des berges, mais malheureusement, c’est déjà un état de fait dû à la très grande présence du rat musqué.

Reste enfin, le dégât aux cultures et aux arbres. Le castor peut consommer des céréales ou des betteraves, mais la littérature fait état d’une incidence très limitée et localisée en bordure de son territoire. Pour la populiculture, nous n’avons pas encore assez de recul, mais il est avéré que la protection des arbres avec du « grillage à poules » sur une hauteur de un mètre est très efficace. Et comme le castor ne s’éloigne que peu du plan d’eau, seuls les arbres dans les dix premiers mètres sont concernés par ces protections.

Il existe un guide très complet édité par la Région wallonne, il est en description ou sur les sites internet des Contrat de rivière Escaut-Lys, Dendre ou Haine.

Il arrive dans la région

Le castor arrive dans nos régions ! Comme on l’a déjà dit, on pense que c’est une bonne nouvelle pour la biodiversité et avec des risques limités. Mais on peut se demander pourquoi il n’arrive que maintenant, nos contrées ne sont pas devenues particulièrement plus accueillantes ces dernières années.

Il faut savoir que le castor est un animal territorial. Il vit dans une zone bien définie en famille. C’est-à-dire, un mâle, une femelle, des jeunes nés durant l’année précédente, les subadultes, et les jeunes nés durant l’année en cours. On arrive donc à des familles de 4 à 6 individus.

D’où vient-il ?

Les subadultes, en bon Tanguy, sont chassés par les parents quand ils atteignent l’âge de deux ans et partent à la conquête de nouveaux territoires. Pour l’Escaut et pour la Dendre, les nouvelles populations viennent de Flandre. Les fleuves, grandes rivières et canaux servent donc d’autoroute pour leur déplacement, ou plutôt de corridor écologique.

Va-t-il s’installer ?

Il est plus qu’évident que sa présence va se généraliser dans les années à venir. Pour l’instant, les jeunes à la recherche de territoire peuvent encore choisir avec soin, mais au fur et à mesure des reproductions, de plus en plus de milieux seront colonisés, même parfois à des endroits qu’on n’aurait pas imaginés. Ils vont remonter les affluents de l’Escaut pour voir s’ils sont intéressants et visiter des étangs…

Que faire si on voit une trace ?

Si vous voyez une trace de sa présence, vous pouvez en avertir votre Contrat de rivière, Escaut-Lys, Dendre ou Haine. Les liens vers nos contacts sont dans la description. Par chez nous, les Contrats de rivière sont les structures chargées de suivre son extension. Nous faisons le lien entre les différents acteurs qui seront concernés. Les Agents DNF (Direction Nature et Forêt) restent les personnes référentes en cas de problèmes et de besoin d’intervention.

Conclusion

En conclusion, on peut donc se réjouir du retour d’une espèce assez emblématique dans nos contrées. Pour l’instant, les désagréments liés à sa présence semblent assez limités, comme on l’a expliqué. Ce qui est sûr, c’est qu’on garde son installation à l’œil et que si des problèmes risquaient de se poser, nous mettrons les différents acteurs autour de la table pour chercher des solutions.

La plupart des informations présentées ici sont tirées de la publication du Service Public de Wallonie « Cohabiter avec le Castor en Wallonie… » rédigée par Catherine Barvaux, Benoît Manet et Sandrine liégeois.

Vous pouvez retrouver cette ouvrage ici : 

logo-journees-wallonnes-eau

Programme JWE 2024

Le programme des Journées Wallonnes de l’Eau 2024 est en cours d’élaboration et sera bientôt consultable sur cette page.

article-plante

Plantes exotiques Envahissantes : nous avons besoin de vous !

Dans le cadre d’une convention avec le Service Public de Wallonie, les Contrats de Rivière souhaitent améliorer leur base de…

Vidéos Tut'eau

Vidéos TUT’EAU !

Ces vidéos ont été créées dans le cadre du microprojet interreg TUT’EAU ! Plus d’info sur ce projet par ici !  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

article-blue_walks

Balades Blue Walks le samedi 15 juillet

Dans le cadre d’une convention avec le Service Public de Wallonie, les Contrats de Rivière souhaitent améliorer leur base de…

Protégeons les eaux souterraines et de surface avec DIPR’eau !

DIPR’eau, un outil cartographique interactif en faveur de la protection de l’eau en agriculture.

DIPR’eau, est un outil cartographique d’aide à la décision (OAD), innovant, gratuit et garantissant l’anonymat, destiné en priorité aux professionnels de l’agriculture en Wallonie. Celui-ci renseigne en quelques clics  des pratiques agricoles innovantes afin de préserver les eaux, tant souterraines que de surface, et de restaurer à terme leur qualité dégradée.

Développé dans le cadre du projet DIPROS – Démarche Intégrée pour la PROtection des eaux Souterraines – grâce à un financement  de la Société publique de Gestion de l’Eau (SPGE), DIPR’eau permet d’identifier les zones à risques pour les ressources en eau, de connaître les obligations légales et réglementaires en vigueur applicables aux parcelles agricoles et de déterminer les zones tampons à respecter. La création d’un carnet de champ est également possible.

DIPR’eau centralise un catalogue de bonnes pratiques agricoles sous forme de fiches thématiques et propose des solutions alternatives pour le choix des cultures, mettant en évidence les avantages et les inconvénients de chacune d’entre elles.

N’hésitez pas à vous connecter sur https://dipreau.spge.be!

Pour plus d’informations, contactez la cellule de coordination DIPROS :

Sylvie Clesse, chargée de projet DIPROS à l’ASBL Contrat Rivière Dendre : 

 dipros@contratrivieredendre.be – 0485/240.502  

https://contratrivieredendre.be/.ctions-et-projets/dipros

Guillaume Ducrocq, chargé de missions DIPROS à l’ASBL CARAH :

 g.ducrocq@carah.be

Pêcheur

Enquête nationale sur la pêche

Dans le cadre d’une convention avec le Service Public de Wallonie, les Contrats de Rivière souhaitent améliorer leur base de…